RETOUR AU BERCAIL

On s’est fait une belle frayeur sur l’autoroute en rentrant de « Escale à Sete ».
Heureusement, il n’y a que de la tôle tordue. Mais notre fidèle remorque est morte.
RIP !
Massalia a passé 20 jours en quarantaine dans un garage près de Montpellier avant de retrouver la base Nautique de Marseille grâce à l’intervention rapide et efficace de Norbert Pardessus, « Marin de la Route » et expert en transports de bateaux.

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Bien calée sur le plateau du camion, on pouvait voir à quel point notre yole, qui a parfois l’air petite sur l’eau, en « bouche un coin » sur la route !!

 

Pardessus2Low

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est pour l’instant hébergée sur la remorque de nos amis de la yole ZouMai.

On va lui réparer quelques petits bobos et lui refaire une beauté avant de la rendre à son élément et à l’amour de ses équipiers pour profiter des beaux jours que nous attendons avec impatience.

MASSALIA a fait ESCALE A SETE

Du 25 au 28 mars, Massalia et son équipage, habillé de nos nouvelles vareuses, a participé à la grande fête maritime ESCALE A SETE pour les 350 ans du port.
Pendant trois jours, ce fut une fiesta grandiose, au milieu de nombreux très beaux bateaux anciens petits ou grands et de plusieurs grands voiliers de prestige  français dont la Marité, fraichement restaurée, et étrangers, venus de Russie, de Pologne, du Portugal, de Catalogne,  de Tchéquie (si si !!).

On s’est régalés de musiques et de folklore de tous les pays, les écossais en grande tenus et le bagad des bretons de Nimes (les bretons sont partout !!) assurant un show permanent. On s’est gavés d’huitres fraiches et charnues, de moules et de sèches à la sétoise, de poisson  arrosé généreusement de vin local.
Et on s’est fait plaisir à la voile et à l’aviron pour faire apprécier au public notre belle yole.

Le vendredi après un convoyage puis une mise à l’eau à la Plagette sur l’étang de Thau, nous avons fait connaissance avec le fort courant poussé dans les canaux sétois par le vent d’est.

SETE-Thau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a fallu ramer bien en cadence et souquer dur pour passer sous les ponts après un « renterez partout » autoritaire du chef de bord, l’envergure de la yole à l’aviron étant trop grande pour passer, en espérant que le courant ne nous stoppera pas. Ce fut parfois délicat, et pour le dernier pont, le plus étroit, il a fallu s’y reprendre à deux fois et finalement accepter la remorque d’un zodiac ami pour pouvoir enfin traverser la fête et rejoindre notre quai d’amarrage au milieu des voiles latines.

SETE-canal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le samedi, grand beau temps et petit vent de nord, optimum pour aller naviguer sur l’étang de Thau après avoir visité la fête à l’aviron.  Deux longs bords à la voile sur un étang bien calme, puis retour à quai vers 16h, grand apéro à bord pour l’équipage et nos amis retrouvés sur la fête. Le stand des moules et des huitres, de l’autre côté du quai, nous assure un approvisionnement continu, et il y a d’autres spécialités pas loin !!!

SETE-apero

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche, le vent a tourné au sud-est et la météo n’est pas aussi mauvaise qu’annoncée. La situation est optimum pour aller naviguer devant le port. Après un appareillage en grand style devant un public attentif nous avons hissé dans l’avant-port avant d’aller naviguer « en père peinard » devant le Mont Saint Clair où nous n’avons pas manqué de saluer les mânes de Georges Brassens et Paul Valery. Retour au port dans la lumière de fin de journée, au milieu des amis de la tartane La Flâneuse, et des bettes , nacelles et catalanes à voile latine.

SETE-Bettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent mollissant nous pousse quasiment jusqu’au quai où nous manœuvrons devant le public. Rebelotte pour un bon apéro.

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Lundi matin, très peu de vent et la logistique reprend ses droits. Il faut convoyer la remorque et les bagages à travers la fête vers la Plagette, et emmener le bateau à l’aviron jusqu’à l’étang de Thau pour la mise sur remorque et le retour à Marseille dans le trafic du lundi de Pâques. Les bons moments ont toujours une fin.

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